Le monde du football commence déjà à dessiner les contours de son futur sommet politique. Ce jeudi 9 avril, lors d'une réunion stratégique tenue à Asuncion, au Paraguay, le Conseil de la Confédération sud-américaine de football (CONMEBOL) a envoyé un signal fort au reste de la planète sport. À trois ans de l'échéance, l'instance dirigeante du football sud-américain a officiellement apporté son soutien indéfectible à Gianni Infantino pour les élections présidentielles de la FIFA prévues en 2027.
Un plébiscite sud-américain
Ce n'est pas une simple recommandation, mais un véritable plébiscite. L'annonce, tombée à l'issue des délibérations, souligne que le choix s'est fait à l'unanimité. Les dix fédérations membres de la CONMEBOL — incluant des géants comme le Brésil et l'Argentine — ont choisi de maintenir leur confiance envers l'actuel patron de la FIFA.
« À l’unanimité, c’est l’actuel président Gianni Infantino qui obtient le soutien du continent pour sa réélection », a déclaré l'instance dans un communiqué limpide.
Ce soutien précoce témoigne d'une volonté de stabilité au sein des instances internationales. Pour Infantino, obtenir l'aval de l'Amérique du Sud si tôt dans le processus est une victoire politique majeure, tant ce continent pèse historiquement et culturellement sur l'échiquier mondial du ballon rond.
Les raisons d'une alliance solide
Pourquoi un tel alignement ? Plusieurs facteurs expliquent cette lune de miel entre la CONMEBOL et la présidence actuelle :
- L'élargissement de la Coupe du Monde : Le passage à 48 équipes dès 2026 est perçu d'un bon œil par de nombreuses fédérations qui y voient des opportunités accrues de qualification et de revenus.
- Les réformes financières : Sous l'ère Infantino, les programmes de développement (comme le programme FIFA Forward) ont permis d'injecter des fonds conséquents pour les infrastructures en Amérique latine.
- La Coupe du Monde 2030 : Le projet symbolique d'organiser les matchs d'ouverture du centenaire en Uruguay, en Argentine et au Paraguay a sans doute renforcé les liens diplomatiques entre Zurich et Asuncion.
Vers un nouveau mandat sans opposition ?
En sécurisant le vote du bloc sud-américain, Gianni Infantino verrouille une base électorale déterminante. Historiquement, la CONMEBOL et l'UEFA (Europe) agissent souvent comme les deux piliers du pouvoir. Si le soutien de l'Europe reste parfois plus nuancé sur certains dossiers techniques, l'unité affichée par le Paraguay montre que l'actuel président dispose d'une rampe de lancement idéale pour briguer un nouveau bail à la tête de la fédération internationale.
À ce stade, aucune opposition sérieuse ne semble encore s'être structurée pour 2027. Cette annonce préventive de la CONMEBOL pourrait d'ailleurs décourager d'éventuels candidats, installant l'idée que la réélection d'Infantino relève davantage d'une formalité que d'une incertitude.
Conclusion
En conclusion, la réunion d'Asuncion marque le début officieux de la campagne pour 2027. En choisissant la continuité plutôt que l'aventure, le football sud-américain s'assure une place de choix à la table des décisions pour les années à venir, tout en consolidant la position d'un Gianni Infantino qui semble, plus que jamais, maître du jeu.
